Ne vous fiez pas aux apparences..

Ne vous fiez pas aux apparences..

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     Avant toute chose je tiens à vous prévenir ! Ne vous laisser pas piéger par les jaquettes et le résumé qui sont loin de refléter le contenu du manga ! Oui oui, il n’y a pas de montres au sens propre du terme comme je le pensais !  Vous comprendrez par la suite le pourquoi du comment de la notion de « monstre ». Mais malgré la surprise que j’ai eu quant au contenu du manga, je n’ai pas du tout était déçus ! Loin de là !

 

     Basé sur le roman éponyme de Yûsuke Kishi (2010), Lesson of the Evil nous entraîne dans un lycée où seul un prof semble vraiment se soucier de ses élèves.

 

      Hasumi est prof d’anglais mais également le professeur principal de la classe de 1ère4. Une classe à problèmes qui accumule délinquance, brimades, harcèlements et tricherie. Proche de ses élèves et soucieux de leur bien-être, Hasumi s’évertue à apaiser les tensions. A cela s’ajoute un prof de sport violent, un autre qui abuse sexuellement des élèves etc, l’équipe enseignante multiplie les vices. Au milieu de tout ça, Hasumi semble être le plus sain d’esprit. A moins que…

 

      Lesson of the Evil pourrait ressembler à Death Note pour le machiavélisme et l’intelligence de son personnage principal. On se sent vite attiré par ce thriller bien pensé dont on ressent tout le potentiel horrifique. Et c’est là le gros point fort du récit. Après avoir lu les 3 premiers tome (car je ne possède que ceux-là actuellement), on peut dire qu’Harumi passe pour un jeune homme parfait, apprécié de tous et surtout, prêt à tout pour aider ses élèves. Mais le tableau se noircit au fil des pages pour finalement laissé clairement apparaître que ce héros joue un rôle. Il faut dire qu’une série qui commence avec La complainte de Mackie-le-Surineur, que Hasumi aime bien siffloter, annonce qu’on ne devrait pas trop s’ennuyer. Premier signe qui nous montre que quelque chose cloche chez notre héros.

 

      Lesson of the Evil dresse un portrait sombre et tordu d’une jeunesse en perte de repère et qui ne peut malheureusement plus se reposer sur ses aînés. Sortant des études récemment et travaillant dans un métier ou je côtoie pas mal de monde, il est vrai que la jeune d’aujourd’hui est livrée à elle-même. Et le peu d’aide qu’elle recherche lui est enlevé à cause de personnes qui n’en n’ont carrément rien à faire et qui ne pense qu’à leurs propres intérêts, soyons honnêtes.

 

      La force de Lesson of the Evil vient de ses personnages. Qu’ils soient profs ou élèves, le mangaka réussit à leur donner vie, avec des personnalités et des comportements divers et variés. On retrouve au sein de la classe, une dynamique basée sur des clichés : que ce soit le fan-club de Hasumi, le persécuté, ou les bourreaux… le mélange fonctionne bien. De son côté, Hasumi révèle peu à peu une psychologie complexe et souhaite maîtriser tout le monde. Tout comme Light dans Death Note, il anticipe, manipule et joue sur tous les tableaux.

 

     Kishi Yuusuke et Karasuyama Eiji collaborent donc afin de nous fournir une galerie de personnages variés et différents avec chacun une identité qui leur est propre. Mais c’est assurément avec Hasumi qu’ils assurent. Tantôt, charmant et tantôt glaçant, il provoque une fascination malsaine de sorte qu’on ne peut que se demander ce qu’il ressent vraiment et quel est vraiment son but, ses intérêts dans tout ça, ainsi que ses motivations.

 

     En ce qui concerne le dessin le trait est fin, réaliste et met bien en valeur les expressions, attitudes et sentiments des personnages. Le chara-design permet une bonne identification de tous les personnages qui sont aisément repérables, identifiables malgré leur grand nombre, et c’est fort appréciable. D’autant plus que le deuxième tome propose un album de photo avec les noms et quelques notes au sujet des élèves. Les décors sont réalistes et assez bien détaillé ce qui rend l’ambiance encore plus angoissante.

 

     J’ai remarqué que plus l’histoire programme plus l’auteur change son design, tant au niveau des personnages que de l’environnement, ils sont plus durs, avec des traits plus marqué pour bien faire remarquer le changement de personnalité du prof. Ce choix est assez intéressant et je trouve que c’est très bien trouvé, en plus je trouve que c’est un moyen assez astucieux de ne pas nous lasser !

 

      Là où Light voulait créer un monde parfait, Hasumi veut faire de sa classe une classe modèle. Le lycée devient un jeu d’échecs. Pour cela il faut manœuvrer avec prudence ses « pièces » et en sacrifier certaines (pour ma part je faisais ça aux dames, je ne sais pas jouer aux échecs haha)… afin d’arriver à ses fins et de remporter la partie. Une partie qui promet d’être intéressante car, si Hasumi arrive à anticiper certaines choses, il apprend aussi au court de discussions des informations, l’obligeant à revoir ses stratégies.

 

     C’est en usant de psychologie et d’un art certain de la manipulation qu’il entend éliminer les problèmes qui se présentent à lui. Froid, calculateur, hautain et réfléchi, Hasumi avance ses pions pour résoudre les difficultés qui ne manquent pas dans cet établissement.

 

    Le dernier point que l’on peut observer au travers de ce manga, c’est la thématique tu harcèles scolaire, et des problèmes personnels qui peuvent nous influencer. Ici ils sont clairement dénoncé et sans aucunes retenues. Hélas ces problèmes sont encore bien trop présents dans notre société et je pense qu’il ne faut pas hésiter à les dénoncer, afin de s’en sortir. Or il n’y a que trop peu d’oreilles attentives… C’est ce côté du héros qui est aussi attachant : celui de vouloir défendre ses élèves coute que coute !

 

     Des graphismes toujours agréables pour l'œil, avec une intensification de la dureté du trait accentuant l’ambiance plus noire sur certains passages. Une psychologie est mise en place pour nous faire réfléchir. Même si je pense qu’on est encore loin de celle de Death Note, qui je pense, est inégalable tellement c’est énorme, je me suis vite prise au jeu ! De plus on est vraiment dans le cas des brimades et des soucis des adolescents que l’on peut observer dans des mangas mais qui ne sont pas aussi clairement dénoncé que dans celui-là ! Je vous le recommande vivement !

 

Himiko

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