Vivre ou mourir ? Quel choix feriez vous ?

Vivre ou mourir ? Quel choix feriez vous ?

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     Aujourd’hui je vais vous parler de Online The Comic, une série que l’on doit à un duo féminin : AMAGAERU Midori (au scénario) et KYOKA Tsukasa (à l’illustration). Ce manga est l'adaptation d'un roman japonais publié en ligne et qui a été visualisé plus de 40 millions de fois, il est publié en France par les éditions Delcourt.

 

     Pour commencer, on peut se douter que l'écrivaine a dû modifier sa façon de travailler. En effet d’un roman passer à un manga ne doit pas être facile. Et cela se ressent dans le premier tome que l'on pourrait à une sorte de tutoriel (par rapport aux règles du jeu) et à l’introduction des personnages, et bien qu’on pourrait trouver que la trame prend du temps à démarrer, cela permet d'effectuer une présentation poussée et complète du jeu et de son impact sur le monde réel. Notre héroïne : Mai, fera donc partie de ces malchanceux qui recevront une console portable maudite, on notera par ailleurs qu’elle ressemble fortement à la PlayStation Vita.

 

     Au début, le jeu consiste à faire des combats cérébraux pour déterminer l'avantage/l'inconvénient que le joueur et l'ennemi auront. Ces derniers se basent sur des vieux jeux vidéo de combats : il faut faire un choix dans une liste d’actions proposées (attaquer, contrer ou parler etc). De mémoire, (car à l’heure où j’écris cette critique ça fait un moment que j’ai lu tous les tomes sortis),  il n’y a plus de combats cérébraux, et je trouve ça dommage car ça nous changeais des combats où on doit se taper dessus pour gagner. J’espère donc en retrouver par la suite, même si pour gagner contre des adversaires plus forts, il faut toujours réfléchir, enfin j’espère que vous comprenez ce que je veux dire !

 

      Pour en revenir au jeu, se nommant Nightmare (= cauchemar) il s'avère morbide, je vous expliquerai pourquoi un plus tard. Physiques ou mentaux, les combats vont se montrer épuisants et terrifiants. Dans l'entreprise où elle travaille depuis un moment,  Mai va apprendre les règles grâce à un jeune homme qui semble la connaitre depuis longtemps (mais elle ne se souvient pas de lui). En effet sa société possède une branche secrète où il existe une cellule spéciale ayant pour but de créer un guide, une aide du jeu, accessible à tous, afin de minimiser les dégâts et éviter plus de morts. Et pour une fois nous avons une héroïne qui n’est pas lycéenne ce qui est appréciable car ayant déjà un pied dans le monde du travail elle a atteint une certaine maturité.

 

     Ils auront aussi un objectif quotidien qui consiste à gagner des points d’expérience garantissant la survie de leur avatar et d’ainsi permettre d’éviter de se voir infliger une pénalité dans le monde réel.

 

     Et c’est là l’autre point fort du manga, où il se différencie des autres : ce sont les conditions pour rester en vie. On ne meurt pas tout de suite si on perd un combat. On perd d'abord l'usage de certains de nos membres pouvant aller d’un pied au cœur, et si celui-ci cesse de fonctionner, on meurt. Il faut donc obtenir un certain nombre de points quotidiennement si l'on ne veut pas perdre une partie de son anatomie à cause de pénalités (un peu comme dans DeadTube), car cela pourrait engendrer un game over. Heureusement, on peut aider les autres en rachetant leurs parties du corps manquant et donc leur éviter la mort.

     Les héros n’accèdent donc qu’aux dangers de Nightmare qu’une fois leur console en main. Ce qui va m’amener à vous parler d’un premier point négatif : c’est l’absence de casque de réalité virtuelle, qui impose à l’illustratrice de nous représenter les personnages constamment console en main. L’action est plus souvent décrite que vécue et le suspense lié à leur survie perd en intensité. En plus, lorsqu’on les voies  IRL : dans la vraie vie, ils sont dans un état de « transe » ce qu’il est assez étrange.

 

     A côté de ces phases de jeu, l’auteure nous propose des passages où les personnages ne sont pas en jeu. Ces phases-là nous permettent de relâcher la pression, comme nos héros, grâce à un ton plus léger, voir humoristique, elles nous permettent par la même occasion, d’en apprendre plus sur eux ! Nous avons donc une description des personnages sur la longueur, on reste attentif aux moins détails croustillants que nous pourrons obtenir ! Notamment comment nos deux protagonistes se connaissent t’ils ?

 

     Et par la même occasion, comme tout bon survival game, nous nous posons les mêmes questions : qui sont les organisateurs du jeu, quels sont leurs moyens pour interagir avec la réalité, quelles sont les raisons de sa création… 

 

     L’autre point clé du manga réside dans le coup de crayon de son dessinateur. En effet, on sort aussi de l’ordinaire de par l’alternance de visages sérieux puis mignons, comme par exemple avec le démon du début qui va rapidement céder place à un petit avatar mignon et gentil, dont Mai va devoir s’occuper, un peu à la manière d’un Tamagotchi (bon je l’avoue, seuls des vieux de ma génération (1995) sauront ce que c’est !)). Certes cela peut paraitre étrange aux premiers abords mais c’est probablement pour créer une histoire parallèle avec ce personnage. Sans émettre de spoil, je pense qu’il pourrait être la clé de beaucoup d’éléments. J’aimerai vous donner plus d’exemples mais après je risque de vous dévoiler trop d’informations, je vais donc m’arrêter là.

 

 

     Pour continuer sur ma lancée, son graphisme nous permet une lecture agréable grâce à des traits précis et travaillés, même s’ils les personnages n’ont rien d’originaux et qu’ils sont un peu stéréotypé ; leurs expressions sont très bien retranscrites et nous permettent de nous immerger encore plus dans ce monde. Les décors sont bien fournis et détaillés, mais ne nous gêne pas dans notre lecture. La présence très prononcée de noire a pour effet d’apporter une ambiance pesante, amplifiant le stress et la tension, ce qui tranche parfaitement avec des  moments de la vie de l’héroïne qui sont beaucoup plus claires, légers, avec pour la plupart des fonds blancs.

 

     Le dernier petit point négatif que je pourrai émettre sur le monde fantastique de l’œuvre, c’est que les créatures, invocations, sorts et ennemis ne sont pas assez exploité, malgré la présence de boss etc. Il en est de même avec ses pouvoirs, pourquoi se retournent-ils contre elle ? Le côté malédiction aurait pu être sympa mais il n’est vraiment pas assez mis en avant, et les pouvoirs, c’est quand même le cœur d’un survival game.

 

      Bien que le premier tome traîne en longueur avec les nombreuses explications, la suite va monter en tension et en pression et s’annoncer de mieux en mieux. Malgré les deux/trois points négatifs que nous pouvons avoir, les deux associées travaillent avec un style particulier qui sort de l’ordinaire et qui en fait un atout ! Ce survival game pourrait se différencier des autres dans le sens où c’est un jeu de rôle et d'aventure qui se joue au tour par tour.

 

Je vous conseille vivement ce manga !

 

Himiko

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