un manga frais, innocent et mignon

un manga frais, innocent et mignon

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     Dresseuse de Monstres, est écrite par Shimazaki Mujirushi et publiée dans le magazine Manga Time Kirara Forward chez Hôbunsha. En France elle est publiée chez Komikku et c’est la première œuvre du mangaka.

 

     Au Japon on retrouve toutes sortes de sujets qui sont transposés en milieu scolaire (romance, sport, monstres, SF etc). Et l’œuvre ne va pas y réchapper, ainsi on va avoir un sujet pour le moins atypique car on le retrouve dans bon nombres d’œuvres de nos jours. Véritables figures de la culture populaire japonaise l’histoire va nous parler des… Kaijus !

 

     Pour commencer, comme nous le laisse suggérer la première de couverture, l’histoire sera plutôt touchante et sentimentale. Bien que l’on pourrait penser que les Kaijus sont d’horribles monstres, ici il n’y aura ni danger ni tensions car les humains ont tous simplement décidé de cohabiter avec eux.

 

     Pour en revenir à ces créatures, voici plusieurs années (depuis 1999), qu’ils sont apparus sur Terre. D'abord inquiète, l'espèce humaine a ensuite découvert qu'il existe un moyen de les calmer et de les maîtriser. Pour cela, il suffit d’utiliser la voie de certaines jeunes filles. Suite à cette découverte, des écoles pour filles spécialisées dans leur dressage ont vu le jour.

 

     Ici l'école de Tatara propose ce cursus et c'est ce dernier qu’une jeune fille ; Ion Hidaka rejoint. Elle y fait la connaissance de la responsable Sugita et de Sora, elle aussi nouvelle, mais suivant le cursus classique. Elles auront pour mission de s'occuper au quotidien du gigantesque Kaiju vivant dans la forêt derrière l'établissement.

 

     Surnommée Bleu à cause de la couleur de ses yeux, c’est un monstre dont le physique s’oppose avec sa personnalité ! Docile et tranquille, il ne cherche qu’à se la couler douce et se faire chouchouter.
 

     La série, terminée en deux tomes, pourrait se décomposer en quatre grosses parties plutôt qu’en chapitres (2 parties par tomes).

 

     En effet, la moitié du premier tome est axée sur Tsukiko Miyama, présidente du club. Aux premiers abords elle a l’air difficile à approcher et plutôt timide, de plus elle a l’air de faire fuir la plupart des Kaijus ! Entre sa jalousie vis-à-vis du lien établi entre Ion et Bleu et sa rencontre inattendue avec un bébé Kaiju, elle va finalement finir par nous attendrir.

 

     La seconde moitié du tome se recentre sur Ion en nous dévoilant son passé, les raisons qui l’ont poussé à devenir dresseuse, son don pour le chant et donc à calmer les Kaijus etc.

 

     Pour le second tome, la trame scénaristique est sensiblement la même si ce n’est qu’on s’intéresse à d’autres personnages. Cependant on va y retrouver d’autres éléments qui vont attiser notre curiosité comme la zone d’exploration de la zone servant de réserve naturelle pour les monstres, la découverte de différents Kaijus…

 

     Les héroïnes sont les parfaits clichés du genre comme par exemple avec Sugita, responsable de club laxiste, Kotomi Kagurazaka qui est à la fois l’amie d’enfance et la surdouée, Ion gentille et positive etc. Cependant l'auteur n'insiste pas trop dessus et parvient à leur créer à chacune une personnalité et des discours qu’on apprécie de lire. De plus, leurs motivations pour devenir dresseuse sont très différentes, Sora a choisi cette voie par amour des Kaijyu, Ion l'a fait par admiration pour une dresseuse qui l'a sauvée quelques années plus tôt...


     J’ai beaucoup aimé le trait de l’auteur. Il est tout en finesse, avec de jolie courbe et on obtient vraiment un effet Kawai plaisant. On peut aussi souligner que même si les décors sont peu nombreux et peu détaillés, ils restent très bien travaillés, avec des plans larges ou rapprochées ce qui renforce l’aspect mignons et innocent de l’œuvre.


     Au niveau du chara design, je le trouve assez classique bien qu’il reste agréable et mignon à observer. Mais le gros problème que l’on remarque rapidement, c’est que deux personnages se ressemblent beaucoup ce qui prête à confusion… Point faible que l’on peut pardonner car l’auteur se rattrape sur le design de ses Kaijus. Qu’ils soient grands ou petits, mince ou gros, animaux ou dragon, il y en a de toute sorte et ça nous en met plein la vue. Ils sont beaucoup plus travaillés que les jeunes filles ce qui est bien car ils sont le centre du manga.

 

     De plus Shimazaki nous offre de jolie planche qui mettent en valeur le chant des jeunes filles et on se surprendrait presque à essayer de les imaginer en train de chanter. Elles montrent une fois de plus tout ce côté mignon et innocent qui se dégage de l’œuvre et que j’ai vraiment aimé.

 

     Pour en revenir à ces créatures, elles ne sont pas vraiment effrayantes (même si on veut nous le faire croire) mais elles restent très mystérieuses et je trouve qu’on en apprendra très peu sur leur sujet. Comment elles naissent et meurent ? Pourquoi reste-t-il des gros rochers qui leur ressemblent ? Et bien d’autres questions… Certaines auront des réponses et d’autres non.

 

     Ce qui m’amène à reprocher à l’œuvre qu’elle est beaucoup trop courte… On n’a pas toutes les réponses à nos questions, on reste sur notre faim car la fin est vite expédiée, du coup on se sent frustré bien qu’on voit les héroïnes quelques années plus tard.

 

     Pour terminer, ce que j'ai vraiment aimé comme vous avez pu le comprendre, c'est vraiment cette dimension innocente de l'oeuvre. Les humains ont tout fait pour intégrer les Kaijus dans leur société et cohabiter avec eux. Les jeunes filles sont mignonnes à croquer et accentue le côté kawai. De plus l'absence de fan service est vraiment agréable !

 

     Même s’il est limité par deux tomes, Mujirushi Shimazaki réussi à développer avec originalité et émotions son histoire. Il arrive à créer à chacune des filles des histoires, une personnalité qui nous touche. De plus la relation dresseuses/Kaijus et très jolie, leurs liens sont fort à travers les moments vécus ensemble.

 

Himiko

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